Après un accident de voiture en Ontario, assurez-vous d'abord que tout le monde est en sécurité et composez le 911 si quelqu'un est blessé. Échangez ensuite vos coordonnées avec l'autre conducteur, prenez des photos, déclarez l'accident à la police lorsque c'est exigé et avisez rapidement votre assureur, même si vous n'êtes pas certain de faire une réclamation. Ne vous précipitez pas pour faire réparer avant que votre assureur ait pu constater les dommages.
Points à retenir
- La sécurité d'abord. Déplacez-vous vers un endroit sûr si vous le pouvez, et appelez le 911 en cas de blessures ou de danger.
- Notez les noms, les numéros de permis de conduire et de plaque, les renseignements sur l'assureur, les photos et les coordonnées des témoins.
- Avisez rapidement votre assureur. Le Bureau d'assurance du Canada conseille de le faire dans un jour ou deux.
- Si vous êtes blessé, renseignez-vous tout de suite sur les indemnités d'accident, car des délais stricts s'appliquent.
- Vérifiez votre police avant de réserver des réparations ou une voiture de location.
Étape 1 : mettre tout le monde en sécurité
Une collision est stressante, et il est normal d'être ébranlé. Respirez, puis passez en revue l'essentiel.
- Arrêtez votre véhicule. Quitter les lieux d'une collision est une infraction grave.
- Vérifiez votre état et celui de vos passagers. Si quelqu'un est blessé, ou si vous avez un doute, appelez le 911.
- Si les voitures peuvent rouler et que l'endroit est dangereux, par exemple une voie très passante d'une autoroute de Toronto, déplacez-les sur l'accotement ou dans une rue voisine.
- Allumez vos feux de détresse. Si vous avez des triangles de signalisation ou des fusées éclairantes, utilisez-les.
- Restez hors de la circulation. Se tenir entre des voitures ou sur une voie active est risqué.
Même si vous vous sentez bien, certaines blessures apparaissent des heures ou des jours plus tard. Signalez toute douleur ou raideur à un médecin, et informez-en aussi votre assureur.
Étape 2 : décider s'il faut appeler la police
Vous devriez appeler le 911 ou la police sans attendre si :
- quelqu'un est blessé, ou vous ne savez pas s'il l'est;
- un autre conducteur semble avoir les facultés affaiblies ou se montre agressif;
- les véhicules bloquent la circulation et ne peuvent pas être déplacés;
- un piéton ou un cycliste est impliqué, ou un bien public a été endommagé;
- l'autre conducteur s'enfuit ou refuse de donner ses coordonnées.
Pour les collisions n'impliquant que des dommages aux véhicules, l'Ontario a utilisé un seuil en dollars pour déterminer si une déclaration est obligatoire, et, dans certaines régions, la déclaration se fait dans un centre de déclaration des collisions plutôt que sur place. Le montant et la procédure ont changé au fil des ans; nous ne donnons donc pas de chiffre ici. Vérifiez la règle en vigueur auprès de votre service de police local avant de décider, et en cas de doute, faites une déclaration.
Un rapport de police est aussi utile pour votre réclamation. Votre assureur pourrait vous demander le numéro du rapport; notez-le, de même que le nom et le numéro de matricule de l'agent si la police se rend sur place. En termes simples, un rapport constitue une preuve utile, mais il ne détermine pas à lui seul la responsabilité.
Étape 3 : échanger les renseignements et consigner la preuve
Une fois la situation sûre, rassemblez ce dont votre assureur aura besoin. Le Bureau d'assurance du Canada suggère de noter :
- la date, l'heure et l'endroit exact;
- le nom, l'adresse, le numéro de téléphone et le numéro de permis de conduire de l'autre conducteur;
- le numéro de plaque et l'immatriculation de l'autre véhicule;
- l'assureur de l'autre conducteur et les détails de sa police (les conducteurs ontariens doivent avoir sur eux leur carte rose d'assurance, ou une copie électronique);
- les noms et numéros de téléphone des passagers, des blessés et des témoins;
- le déroulement de la collision, ainsi que l'état de la chaussée et la météo.
Photographiez tous les véhicules sous plusieurs angles, les plaques, la route environnante, les panneaux, les feux de circulation, ainsi que les traces de freinage ou les débris. Les photos prises sur les lieux sont souvent la preuve la plus convaincante par la suite. Une courte note dans votre téléphone décrivant ce qui s'est passé, rédigée pendant que les souvenirs sont frais, peut aussi aider.
Soyez poli et factuel. Inutile de débattre de qui a causé l'accident, et il est sage d'éviter les suppositions ou les excuses qui pourraient être interprétées comme un aveu. Décrivez simplement ce que vous avez vu.
Étape 4 : aviser rapidement votre assureur
Communiquez avec votre assureur ou votre courtier dès que raisonnablement possible. Le Bureau d'assurance du Canada conseille de déclarer l'accident rapidement, dans un jour ou deux, même si vous ne savez pas si vous ferez une réclamation. Votre police peut aussi prévoir ses propres exigences d'avis, et un avis tardif peut compliquer une réclamation.
Au moment de l'appel, ayez en main :
- votre numéro de police;
- les renseignements et les photos que vous avez recueillis;
- le numéro du rapport de police, s'il y en a un;
- un récit clair et factuel de ce qui s'est passé.
Votre assureur vous demandera ce qui est arrivé, établira la responsabilité et vous demandera de remplir une preuve de sinistre, soit un formulaire décrivant votre réclamation. Gardez des copies de tout : photos, factures de remorquage, reçus et noms des personnes avec qui vous avez parlé.
Déclarer un accident ne fait pas automatiquement monter votre prime. L'effet d'une réclamation sur votre taux dépend de la personne responsable et de votre assureur. Notre guide sur l'effet d'un accident avec responsabilité sur vos taux explique ce que les assureurs examinent couramment.
Étape 5 : en cas de blessure, renseignez-vous sur les indemnités d'accident
En Ontario, les indemnités d'accident prévues par la loi aident à payer certains frais après une collision, peu importe qui est responsable, comme les traitements médicaux et la réadaptation. Ces indemnités font partie de votre propre police et vous les demandez à votre propre assureur, et non à celui de l'autre conducteur.
Deux points méritent d'être connus :
- Il y a des délais. Les indemnités d'accident sont assorties de délais stricts pour l'avis et la demande. N'attendez pas de voir si une blessure s'améliore. Informez votre assureur de la blessure dès que possible et demandez-lui clairement quels formulaires remplir et avant quand.
- Votre protection peut être différente. Le 1er juillet 2026, les indemnités médicales, de réadaptation et de soins auxiliaires sont demeurées obligatoires, tandis que d'autres indemnités, comme le remplacement du revenu et les indemnités de soignant, sont devenues facultatives à l'achat. Ce que contient votre police dépend des choix faits à l'achat ou au renouvellement. Pour en savoir plus, lisez notre article sur les changements de juillet 2026 aux indemnités d'accident, ou la page de la FSRA dans les sources ci-dessous.
Si vos blessures sont graves, vous voudrez peut-être aussi obtenir un avis juridique indépendant. Cet article ne peut pas fournir de conseils juridiques ou médicaux.
Étape 6 : comprendre comment la responsabilité est établie
La responsabilité, c'est la question de savoir qui est responsable de la collision, et elle détermine qui paie quoi. En Ontario, les assureurs appliquent un ensemble de règles de détermination de la responsabilité pour attribuer un pourcentage de responsabilité selon les faits de l'accident, par exemple quelle voiture a tourné, qui avait la priorité et si un feu a été brûlé. Ces règles s'appliquent même si les conducteurs ne s'entendent pas.
En pratique :
- Votre assureur enquête à partir de votre version, de celle de l'autre conducteur, des photos, de tout rapport de police et des déclarations des témoins.
- Vous pouvez être jugé entièrement, partiellement ou aucunement responsable.
- Si vous n'êtes pas responsable, votre propre assureur s'occupe souvent quand même des réparations de votre voiture par le régime d'indemnisation directe pour dommages matériels (DCPD), sauf si vous vous en êtes retiré au moyen d'un avenant. Ce retrait comporte de vrais compromis : vérifiez votre police et parlez-en à votre courtier. Consultez notre explication sur le retrait du DCPD.
- Les désaccords peuvent souvent être soulevés auprès de votre assureur. Demandez comment contester une décision sur la responsabilité si vous la jugez erronée.
Étape 7 : réparations, voiture de location et franchise
Avant de dépenser, arrêtez-vous et vérifiez trois choses.
Réparations. Le Bureau d'assurance du Canada conseille de ne pas autoriser de réparations non essentielles avant que votre assureur ait inspecté les dommages ou approuvé les travaux. Votre assureur peut vous diriger vers des garages privilégiés. Demandez si vous pouvez utiliser le vôtre, et obtenez une estimation écrite. Les mesures d'urgence qui évitent d'autres dommages, comme le remorquage ou le recouvrement d'une vitre brisée, sont généralement raisonnables; conservez-en les reçus.
Voiture de location. Une voiture de location pendant la réparation de la vôtre n'est généralement couverte que si votre police comprend l'avenant OPCF 20 (privation de jouissance). Sans lui, vous pourriez payer vous-même. Si l'autre conducteur était responsable, demandez à votre assureur comment cela influe sur vos coûts.
Franchise. Si vous présentez une réclamation au titre de la collision, des dommages autres que collision ou de tous risques, vous payez habituellement d'abord votre franchise, et l'assureur règle le reste jusqu'à concurrence de votre garantie. Si vous n'êtes pas responsable, les règles peuvent différer. Notre article sur le fonctionnement de la franchise en présente les notions de base.
Dans le cas d'une perte totale ou d'une voiture encore visée par un bail ou un prêt, des étapes supplémentaires peuvent s'appliquer; avisez donc votre assureur tôt.
Questions à poser à votre courtier
Un courtier peut vous expliquer votre propre police avant que quelque chose n'arrive. Voici des questions utiles :
- Quelle est ma franchise pour la collision et pour les dommages autres que collision, et change-t-elle si je ne suis pas responsable?
- Ai-je l'avenant OPCF 20, et pendant combien de temps donne-t-il droit à une voiture de location?
- Quelles indemnités d'accident ma police comprend-elle depuis juillet 2026?
- Me suis-je retiré du DCPD, et qu'est-ce que cela signifie si quelqu'un d'autre me heurte?
- Comment et quand dois-je déclarer un sinistre, et existe-t-il un numéro de téléphone pour les réclamations que je peux enregistrer dès aujourd'hui?
- Une réclamation touchera-t-elle mon renouvellement, et comment fonctionne le pardon d'accident, si mon assureur l'offre?
Si vous n'avez pas encore de courtier, le RIBO, le Registered Insurance Brokers of Ontario, les agrée et tient un registre public. Vous pouvez aussi consulter notre page d'assurance auto ou commencer une soumission pour comparer vos options.
Une courte liste à garder dans la boîte à gants
- Les numéros de téléphone de votre assureur et de votre courtier.
- Votre carte d'assurance et le certificat d'immatriculation du véhicule.
- Un crayon et du papier, ou une application de notes, pour consigner les détails.
- Un téléphone entièrement chargé, appareil photo prêt.
Mot de la fin
Cet article contient de l'information générale et ne constitue pas un conseil juridique, médical ou en assurance. Les règles, les délais et les formulaires changent, et c'est le libellé de votre police qui détermine ce qui est couvert. Révisé en octobre 2026. Pour toute décision concernant votre propre situation, adressez-vous à votre assureur ou à un courtier.


